16 août 2008
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En colère, tant pis, je vais parler de la
mère d'Ariane Grimm! Qui est-ce cette bonne femme dont Ariane Grimm décrit les mauvaises humeurs dans son journal? D'où vient-elle?
En consultant le blog /http://ary666.skyrock.com/ d'une très charmante autre « Ariane » - ce
qu'Ariane Grimm n'aurait pas manquer de faire si elle avait connu skyrock.com à son époque (1977-1983) - j'ai lu que /ary666/ maudit "ce monde pourri" d'aujourd'hui.
Cela m'a énervé!!! Monde pourri? Ah bon? me suis-je dit.
Et comment était le monde en 1950 dans un milieu ouvrier dans le 13ème arrondissement de Paris (voir la photo ci-contre de la maison (en arrière plan) de la mère d’Ariane Grimm).
En colère, j'ai écrit le commentaire suivant dans le blog d’ /ary666/:
G.G., Posté le jeudi 14 août 2008 12:21
Je suis fille d'ouvrier. Je suis une "travailleuse" au sens où Arlette Laguiller emploie ce
mot.
J'ai connu la faim, le froid, j'ai ignoré pendant mes 20 premières années, "L'eau chaude" pour me laver.
D'ailleurs, se laver plus d'une fois par semaine, ce n'était pas envisageable dans mon milieu.
Pourtant, je suis française. Je suis de Paris.
Et aujourd’hui, en 2008, je mange enfin à ma faim. J'ai chaud l'hiver. Je ne travaille plus
48 heures par semaine pour l’équivalent de 150 Euros par mois. J'ajoute qu'à cette époque « bénie », mes camarades "travailleuses" couchaient avec leur patron pour pouvoir s'offrir une paire de
bas.
Cela ne se passait ni en Afrique, ni ailleurs qu'en France, mais à Paris (bis). Je ne suis pas une vieille femme impotente: Non! Je fais de l'escalade, je cours, je me suis mise à Internet (grâce
à mon premier métier : sténo-dactylo... au salaire, je le répète de 150 Euros par mois... 48 heures par semaine).
Alors, aujourd’hui, Messieurs-dames, le monde est merveilleux, comparé à ce qu'il était il y a seulement 50 ans.
S’il vous plaît, arrêtez de parler de « CE MONDE POURRI »!
Par pudeur pour ceux qui ont connu le froid, la faim, l'humiliation, la vraie misère.
Gisèle Grimm
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12 août 2008
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On parle beaucoup en
ce moment des jeux olympiques et en particulier du sport et de la science : les liaisons
dangereuses. Et je lis: "On gagne ou on perd à cause du mental." Plus loin : "Au lieu de
lutter contre les idées noires, ils (les dépressifs) tentent de focaliser leur attention sur d'autres sujets qui finiront par effacer d'eux-mêmes les pensées les plus sombres."
Ariane Grimm, elle aussi, a focalisé dans ses BD (voir ci-contre) son attention pour surmonter la profonde détresse qu'elle exprime dans son journal, détresse dont il n'est
pas difficile de connaître la cause : son "mental" n'était-il t-il pas attaqué par des réflexions de ce genre : (je cite un passage de son journal dans La Flambe):
"Machin parle tout le temps de son pote Arnaud. J'ai l'impression qu'il l'admire vachement! Surtout les filles d'Arnaud... Il paraît que ses
trois filles sont toutes les trois les meilleures de leur classe et qu'Arnaud les fait bien travailler. Moi, à côté, je suis nulle.
Machin m'a dit: «J'ai honte de toi. Je ne parle jamais de toi à Arnaud. » Franchement, j'ai été blessée. On ne peut pas faire de telles comparaisons. Au début, je m'en suis
foutu. Ensuite, ça m'a fait mal... A-t-il le droit de me dire ça, à moi, Ariane? Car en fait, pour être comme les filles d'Arnaud, je n'ai plus qu'à bosser! Tandis qu'elles, elles ne pourront
jamais être belles comme moi, bien roulées comme moi, intelligentes comme moi, dessiner, écrire comme moi. Vous allez vous dire: «Elle en fait une histoire! Machin a dit ça comme ça. Il n'a pas
fait attention !» Justement, ça lui a échappé. Il ne parle pas de mes notes à Arnaud, il a trop honte. J'en suis sûre, bande de connards, c'est ainsi."
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7 août 2008
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Oui, oui! Il s'agit
bien du naturaliste Lamarck dont je vous ai déjà parlé et dont la statue se trouve à l'entrée du Jardin des Plantes (côté Seine - quai d'Austerlitz) et qui impressionnait beaucoup Ariane quand,
dans sa petite enfance, nous parcourions ce beau Jardin. Il l'impressionnait au point qu'elle avait écrit un petit article que l'on peut lire ci-contre. Elle avait 7 ans.
A cette époque (celle de ses 7/8 ans), elle s'était aussi attaché à un jeune bouleau devant lequel nous passions souvent : elle l'entourait affectueusement de ses bras, trop fortement peut-être
car ce bouleau ne grandit jamais! Il était d'ailleurs le seul arbre dans ce grand jardin qui présentait de tels signes de rachitisme. Ariane s'en inquiétait dans ses lettres et me demandait
souvent de ses nouvelles quand elle partait en colo: en PS :

Eh bien, triste nouvelle : ce bouleau, rachitique, c'est vrai... et sur lequel aucune feuille n'était apparue depuis plus d'un an... vient d'être rasé à fleur de terre! Il m'a fallu deux
jours pour en retrouver la trace en frottant avec mes doigts le sol, curieux mélange de microscopiques graviers et de poussière blanche.
Tiens! cela me donne une idée : dans le site arianegrimm.net, pour la prochaine mise à jour, j'incorporerai les lettres d'Ariane dans lesquelles elle fait le point
de ses relations avec sa mère. Intéressant.
Gisèle Grimm
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4 août 2008
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12:14
Dans un commentaire, il m'a été demandé "Que veut dire "mater dolorosa"
? J'imagine que ce doit être quelque chose comme mère endolorie" ajoute mon commentateur. Oui, endolorie... et il y aurait de quoi!
Mais...
N'étant pas BAC + 5 (MAIS BAC - 3...) j'ai voulu connaître l'origine de ces 2 mots. Et voici ce que dit
Wikipédia:
"L'expression vient du premier vers d'un hymne chrétien "Stabat mater
dolorosa" qui se traduit par "la mère de douleur se tenait debout" (au pied de la croix)."
J'ai poussé plus loin mes recherches et j'ai trouvé une image qui illuste parfaitement ce qu'est une mère "endolorie" :
celle de la mère du Christ au moment de la descente de la Croix dans le film de Pasolini :
"L'Evangile selon Saint Mathieu" : un chef
d'oeuvre. (Pasolini avait choisi sa propre mère)
Merci à celui ou celle qui a posé la question : "MATER DOLOROSA?", de m'avoir permis de faire cette petite recherche.
J'ajoute, je l'ai dit plusieurs fois, que je ne suis pas une mère "endolorie" mais au contraire, une mère enthousiaste qui se réjouit de rendre sa fille VIVANTE grâce aux écrit et dessins de la
jeune enfant que l'on trouve dans le site qui leur est consacré : (lien)
Gisèle Grimm, mère d'Ariane Grimm
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journal intime
1 août 2008
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Je vous en ai
longuement parlé : eh bien, c'est fait : Les deux BD qu'Ariane a dessinées à 12 ans : « Les camarades de
la cabane sous les caméras », et dont l'histoire se passe pendant le tournage d’un film comme dans "La nuit amériaine » que
réalisa Truffaut en 1973, sont depuis ce matin dans la NOUVELLE MISE À JOUR du site /www.arianegrimm.net/.
Et CE MATIN..., en écoutant à la radio la 6ème émision sur François Truffaut, je me suis aperçu que la musique du
film "Bonjour petit Copper" inspiré du journal d'Ariane, était celle du film "Les quatre cents
coups" de Truffaut!!! Roland Allard, le réalisateur de ce "Bonjour petit Copper" avait compris avant moi ce qu'il y avait de
commun entre les deux enfants : Ariane Grimm (et la profonde détresse qu'on trouve dans son journal) et le petit Antoine Doinel des 400 coups. J'avais occulté ce fait depuis 1998, date à laquelle
le film est passé dans la théma-Arte. La mère d'Antoine et la mère d'Ariane...
Il paraît que Truffaut avait été surpris quand il avait découvert que sa mère avait soigneusement archivé ses cahiers d'écolier... Que penserait Ariane si elle
savait...
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journal intime
30 juillet 2008
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Ce matin,
sur France Culture (non, non ! je ne suis ni une intellectuelle ni très «culturelle»), j’ai écouté une émission passionnante sur François Truffaut et ses films. Entre autres :
« La chambre verte », film qu'il a réalisé d'après 3 nouvelles d'Henry James dont "l'autel des
morts" , "Les Amis des amis" (titres parlants), et au sujet duquel Truffaut écrit :
Chaque année, il nous faut rayer des noms sur le carnet d'adresses de notre agenda et il arrive un moment ou nous nous apercevons
que nous connaissons plus de morts que de vivants ».
... Jusqu'où peut aller le respect et le culte que l'on doit aux morts ?
Je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas du tout une matter dolorosa. Je fais ce qui m'a été demandé: une reconstitution de ce qu’Ariane
Grimm a écrit et dessiné entre 7 et 16 ans. Par exemple et en rapport avec l’émission écoutée ce matin, deux BD faites à 12 ans, en 1979 : « Les camarades de
la cabane sous les caméras », dont l'histoire se passe pendant le tournage d’un film comme dans "La nuit amériaine » que
réalisa Truffaut en 1973.
Truffaut, Ariane Grimm... Toute proportion gardée: deux solitudes pendant l’enfance, même besoin d’archiver, de se servir de sa propre autobiographie pour faire des films ou raconter des histoires.
Aujourd'hui, on peut voir les fims de François Truffaut et on peut aussi voir le film qu'a inspiré le journal d'Ariane :
"Bonjour petit Copper" réalisé par Roland Allard sur le site /www.arianegrimm.net/. Qu'en
aurait penser Truffaut?
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journal intime
25 juillet 2008
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Je vous
ai montré hier l'image du metteur en scène qui arrête une scène: "Non! Non! Stop!", extraite de la BD "Les camarades de la cabane sous les caméras en
avant!" qui sera dans quelques jours sur le site /arianegrimm.net/.
Je viens de découvrir que ces "Camarades de la cabane" qu'Ariane avait
imaginé n'existent pas seulement en bandes dessinées mais aussi en chanson!
Intitulée (comme il se doit): "Les camarades de la cabane", on peut voir
l'image ci-contre dans LES NOUVEAUTÉS DU SITE (dernière mise à jour) : "Ariane écrit et chante ses
chansons". Les paroles sont certes un peu primaires :
"Les CC, les CC, le Club des CC sont des gentils. La nuit, dans le noir, dans le soir, Sylvie...". Elle fait suite à la chanson que l'on peut entendre et qui se termine ainsi:
"Je suis seule, seule, seule, je suis seule et sans
amies".
... On comprend qu'Ariane avait besoin de se créer des amis...
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24 juillet 2008
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Les 4 premières BD de la série « Les Camarades de la cabane » me donnent un travail de titan!
Je viens de scanner plus de 115 pages de format 21 x 14,5 cm. Ce n’est pas le format qui donne du boulot, non ! Grande ou petite, une page à scanner donne grosso modo autant de travail. Mais
retranscrire les dialogues, présenter chaque BD avec un texte qui tient debout, même si j’y prends un plaisir fou... je ne vous fais pas un dessin...
A propos de dessin, je me suis aperçu en faisant des recherches dans les dossiers qu’Ariane a constitué en vue d’une
édition critique de ses œuvres (?), que tout ce qu’elle a vu, entendu, vécu, elle l’a dessiné et écrit. Par exemple, elle a assisté à de nombreux tournages de films. Eh bien, dans la 3ème et 4ème
BD de la série des Camarades de la cabane, Ariane y fait un reportage sur le tournage d’un film : «Les
camarades sous les caméras en avant !» que vous verrez dans LES NOUVEAUTÉS DU SITE /www.arianegrimm.net/ le 1er août prochain,
date de la prochaine mise à jour.
Je me demande d’ailleurs si Ariane ne s’est pas inspiré du film de Truffaut : « La nuit américaine ». Il date de
1973... Ariane a écrit son histoire en 1979, à 12 ans... Coïncidence ? En 1973, elle avait 5 ans. Même très prématurée, elle était un peu jeune.
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16 juillet 2008
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Je
me suis donc mise au travail pour présenter "Les camarades de la Cabane", immense série de bandes dessinées qui comporte 8 numéros de 40 à 78
pages chacun. Pour être honnête, j'ajoute qu'Ariane en a dessiné (et dialogué) une quinzaine au total , sans compter les nombreux brouillons, les petites aventures d'une ou 2 pages et...
pardon! les enregistrements innombrables qu’elle a fait de leurs dialogues.
Pour m'y retrouver, j'ai installé tout cela sur la moquette : impressionnant. Quand Ariane a-t-elle eu le temps de faire ses devoirs
de classe?... en même temps qu'elle tenait son journal et tout ce qu'on trouve (histoires, contes, dessins) dans L'AUTOFICTION et
LA FICTION du site /www.arianegrimm.net/
sur lequel je fais le répertoire de ce qu'elle a laissé (et répertorié) . Tout cela entre 11 et 14 ans...
Quand je contemple son "travail", pour parodier quelqu'un d'important, j'ai envie de dire :
"Je crois aux forces de l’esprit." et d'ajouter : "Ariane Grimm ne nous a pas quittés".
Pourquoi pas? N'est-ce pas à
cela que chacun travaille sur terre? SURVIVRE.
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journal intime
9 juillet 2008
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La belle Carla vient de nous offrir un nouvel album : "Comme si de rien
n'était".
J'ai écouté ce matin l'interview qu'elle a faite sur France Inter. Elle parle de l'amour passion qui fait mal.
Elle parle aussi de la facilité avec laquelle elle écrit ses chansons. Titre de certaines chansons :
"Je suis l'amoureuse" ...
"Je chante pour toi"....
Similitude.... Coïncidence?
.... Dans la dernière mise à jour du site sur les écrits, les bandes dessinées d'Ariane (LIEN) - celle du 1er juillet - on peut écouter et lire et regarder
l'original des chansons qu'Ariane a écrites à 13 ans. Même amour passion, semble-t-il. Pas de grands tralalas orchestrals, on s'en doute
: Ariane était seule dans sa chambre avec son petit magnéto. J'avais averti : mélomanes s'abstenir.
Amusant : Je rappelle qu'en février dernier, j'avais inséré une page du journal d'Ariane : elle y parlait de sa rencontre
avec une petite Italienne qui avait deux yeux bleus qui se découpaient
devant de petits cheveux blonds : Carla. Petites filles, toutes deux
s'étaient rencontré à la montagne à Noël en 1979. Après, elles s'étaient écrit : une lettre seulement. J'ai gardé celle de Carla.
A demain,
Gisèle Grimm
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