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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 15:24

Ariane en avait assez des remontrances, des critiques permanentes... disons le mot: des actes de malveillance de sa mère. Aussi avait-elle créé dès l'âge de 10 ans un dossier intitulé: "Ce qui concerne maman" dans lequel elle avait consigné au fil du temps les colères, la brutalité, les gentillesses aussi, de sa mère envers elle...

- sous forme de lettres,

- sous forme de tableaux,

- Et cela jusqu'à l'âge de 16 ans.

 

Exemple:

[1981-82]

       Maman, En m'enlevant mon chocolat que j'ai payé, tu crois me faire du bien mais pas du tout, car je pense du mal de toi.

       Tu es désordre et nerveuse. J'aimerais partir et ne pas rester avec toi. Je commence à m'apercevoir de quelque chose: Je t'aime de moins en moins.

                   Ariane

                                                 

       Pauvre.... Je sais bien que tu es désordre, nerveuse et brutale, mais ce n’est pas une raison pour me mettre mon maillot de bain dans la poubelle.

       Je sais bien que tu es désordre mais ce n'est pas une raison pour mettre du boxon dans ma chambre.

       Je sais bien que tu n'es pas soigneuse mais ce n'est pas une raison pour détériorer mes livres. J'en compte deux en un mois.

                   Ariane

 

 

 

Réponse de la mère, Gisèle Grimm, cliquez sur:

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 15:02
Ariane... (12 ANS) s'exprime dans un dossier qu'elle a intitulé : "CE QUI CONCERNE MAMAN" :
 
Pensée. Extrêmement personnel  [M-01 (CODE APA] : 
 
      Oui, souvent, je suis trop égoïste.
     Je jouais du piano très mal, maman que ça embêtait me demandait une foule de services. Ça m’énerve, elle me taquine méchamment. Ce qui m’énerve, c’est que je joue comme un pied du piano.
     Heureusement René [un ami de sa mère] va venir…
    Que je suis mal ! Je vais quitter ma chambre pour Delphine. Je voudrais rester enfermée des jours et des jours dans ma chambre sans casse-pied de maman qui me force à manger.
     J’ai besoin d’écrire puisque je ne peux pas parler. J’ai besoin d’un chien… un gros chien avec lequel je pourrais jouer. Sa niche, son panier seraient dans ma chambre, dans « le cirque ». C’est une grande place libre. Ou plutôt, sur les bancs du cirque pour avoir de la place.
     Je vais reprendre l’école… être seule dans les rangs. Que je suis triste. J’ai besoin d’affection… d’un chien. Ils ne font pas de mal, que du bien. J’ai envie du fameux Sam, de Bébelle.

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 13:56

... VIOLENCES VERBALES !!!  ET APRÈS?

Voilà ce qui se passe après... Ariane l'a écrit dans son journal:

 

       Je vais parler maintenant de Lili, ma petite fille chien, car j'avais dit à Port-Grimaud [en vacances] que je n'arrêtais pas de la battre. Oui, j'ai fait la pire des choses... c'est-à-dire... comme Richard [son père] n'arrêtait pas de m'engueuler, je la battais à mon tour pour exprimer ma colère. Et puis après, j'avais le cœur gros. Je m'en voulais horriblement et j'allais la caresser, mais elle comprenait pas, Lili... Elle croit juste que c'est comme ça, elle ne connaît pas l'excuse, ma fifille. Mais je fais comme cette Grimm [moi-même!!!]. Elle me gronde, je vais pleurer et elle revient vers moi à quatre pattes.
 

 

 

 

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 20:31
"Fessées, gifles, violences verbales... Les enfants humiliés font des adultes fragilisés..." 

 

Maman je t'aime. Je vais très bien. Je vais te dire quelque chose d'important. C'est que je suis très très très très malheureuse à Nice car à chaque fois que je veux faire quelque chose Mamie m'empêche de le faire. Elle me donne des gifles elle m'en a donné déjà 6  elle me font mal ces gifles.

Alors toi tu vas me dire que que vais bien. mais que je suis malheureuse [!] Bon maintenant on va plus en parler. Je vais bien. [...]

Je t'aime Reine. J'aime ma tortue et j'aime ma maman.

 

 

N'est-ce pas parce qu'Ariane a eu des fessées, des gifles et subi des violences verbales qu'elle était seule... à la fin du rang ?

http://arianegrimm.over-blog.com/2015/02/a-la-fin-du-rang.html

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 18:56
Malgré ses insolences, Ariane avait le souci, surtout à 16 ans, de ne pas faire de la peine à sa chère maman!  
Aussi, pour lui dire "LACHE-MOI LES CANES" en restant correcte, elle écrivait:  

 

"Chère maman,
[...] Je sais que tu te demandes après tout pourquoi je suis comme ça avec toi. Je te l'ai déjà expliqué et j'aimerais rajouter que je te suis très reconnaissante pour tout ce que tu as fait pour moi.
Maintenant, je préfère être avec papa, mais je n'oublie pas tous tes sacrifices. [...] Ce que j'aimerais, c'est que tu sois heureuse, que tu vives pour toi. Tu as fait un joli travail mais tu dois aussi t'amuser. Oublie-moi, occupe-toi de toi au besoin à mon détriment. Il est important que tu sois heureuse. Sinon, je n'aurai pas la conscience tranquille.
La conscience tranquille!!!... A quoi la chère maman (c'est-à-dire:  moi-même) répondait: 

 

"Il n'y a de sacrifice d'aucune sorte quand on élève un enfant, même si c'est difficile. Tout simplement parce qu'élever un enfant, c'est la vie, voilà tout.
[...] Par contre, on n'est pas malheureux quand on en a l'occasion, de rendre son établier, c'est-à-dire de confier le cher petit à une bonne âme, histoire de se soulager un peu.
(Chut! Rendre mon tablier, je l'ai fait dès que j'en avais l'occasion!) 
Mais il ne m'est pas possible de t'oublier comme tu me le demandes. On ne peut pas se mobiliser à la moindre alerte comme je le fais - peut-être par instinct, et en même temps, t'oublier.
Te souviens-tu, dans le film "L'africain", Philippe Noiret s'écriait dans la brousse "Attention ! ! ! Il y a des mères-éléphants ! ". Oui, elles sont là, courageuses, dangereuses, prêtes au sacrifice suprême (c'est-à-dire à la mort) pour leurs petits."

 

C'est sur le site d'Ariane que je viens d'ajouter ces deux lettres. Pour les curieux, voici le lien: 

 

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 15:05
Le complexe d'Œdipe...
"Il épouse se mère et tue son père".........

..... Elle tue sa mère et épouse son père!!!!

 

           Exemple :  RETOUR DE COLO  

 

    Nous ([Les enfants] attendons sur le quai, certains joyeux, d'autres les larmes aux yeux ou en pleurant comme des mômes.

    Une femme blanche aux lèvres rouges éclatantes, assez ridée, s'approche de moi souriante: c'était ma mère! J'en avais les larmes aux yeux. Patrick était déjà parti... Hélène me regarda en souriant, puis je partis avec cette dame qui ne me plaisait pas.

    Je fus consternée en sortant de la gare. On prit un taxi. J'avais écrit douze lettres à ma mère, marqué tout le temps que je l'aimais, qu'elle me manquait... Je ne l'aimais plus, elle ne me manquait plus. Pour moi, dans mes rêves, dans mes pensées, dans mon imagination, cette femme était puissante, belle, grande, une déesse, ma MERE que j'aimais...

    Ce n'était qu'une femme de 40 ans qui ne pouvait me donner que de l'amour, que je n'osais, voulais lui rendre.

      En larmes, je pensais à mon père qui, lui, était puissant, beau, gai, oui, gai.

     Je m’étais imaginé nos relations avec la mère que je voulais. J’avais imaginé mon amour avec elle pour trouver...

 

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 15:47
Ariane Grimm avait déjà son idée sur "Le fameux DROIT D'IMPORTUNER"... qu'elle détestait et aurait appelé: "La Défense  d'EMBÊTER.

 

C'était en 1979! Elle avait 12 ans et cela se passait en colo:

 

 #MeToo: [...] Un mec  café au lait avec des taches brunes aux oreilles et surnommé Brutus - son vrai nom Bruno - m'aime. Son copain Olivier aussi. 
Berk! Ils sont affreux !
Ils draguent. Je déteste ça.
Ils sont collants.

 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 22:21
Victime de malveillance dès son plus jeune âge, la jeune Ariane Grimm est poussée à la haine et se fait détestée à l'école:

 

 

 

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 19:56
Ariane Grimm adorait réinventer les histoires qu'elle lisait - ou qu'on lui racontait!
    C'est ce qu'elle a fait (à 11 ans) pour le merveilleux PANACHE L'ÉCUREUIL, histoire qu'elle a réinventée et dans laquelle elle envisage un intéressant arrangement entre un patron... et deux "travailleurs-esclaves".
    Voici cet "arrangement" prévu entre un fermier (le patron) et l'écureuil PANACHE et son copain TURBAN LÉLÉPHAN... tel qu'il est raconté par Ariane:
Le fermier aperçut Panache et Turban tout derrière l’écurie. Son premier réflexe fut de pousser un hurlement.
- A l’aide ! mais qu’est-ce que c’est?
- C’est rien. C’est nous. Turban est un éléphant et moi, je suis Panache
l’écureuil, dit Panache. Nous sommes venus de très loin ici vous demander une chose.
- De très loin? et c’est quoi?
- Voilà : pour quelqu’un, il nous faut un bateau et ce bateau, nous voulons le faire. Mais comme c’est un gros travail, Panache et moi nous voulons vous demander de l’argent. Nous sommes venus pour que nous sommes vos deux esclaves.
- Mes deux esclaves! mais je n’ai pas assez d’argent! Comment vous payer?
- Fermier, j’ai une idée.
- Une idée? Laquelle?
- Vous avez des canoës?
- Bien sûr. Deux même.
- Eh bien après qu’on ait fini de travailler ici pendant assez longtemps, vous
nous donnerez un de vos bateaux. D’accord?

 

Qu'en aurait penser JEAN-LUC-MÉLANCHON ! ?????

 

Si vous voulez entendre et lire cette histoire "inventée par Ariane: cliquez sur le lien suivant: 

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 14:23
Apprenons à sourire, car c'est ce que je ne savais pas faire pendant la petite enfance d'Ariane Grimm...
 
Et ce n'est faute d'y avoir été incitée par  ma chère enfant! La preuve: 
 
SOURIS-MOI, NE TE FACHE PAS MAMAN

 

 

 

C'EST LA FÊTE, NOUS SOMMES HEUREUSES, SOURTOUT NE TE FACHE PAS
Alors maintenant, je souris... pour ne pas la cacher!

 

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Présentation

  • : autobiographie
  • : Description : Je suis la mère d'Ariane Grimm (1967-1985), dont vous voyez ici la photo. Ariane est une jeune diariste qui a beaucoup écrit et dessiné dès l’âge de sept ans et demi… et jusqu’à dix-huit ans. Après sa disparition dans un accident de moto, j’ai fait publier les dernières pages de son journal chez Belfond (1987), puis « j’ai lu » (1988), et je publie ici ce qu’elle avait précieusement « archivé » et qu’elle appelait ses «œuvres": des pages de son journal que je présente en liaison avec l'actualité, ses histoires inventées ou... qui se sont réellement passées, ses bandes dessinées, ses conseils donnés dans un "livre de potions"... Vous trouverez aussi toutes les actualités concernant cette petite fille "écrivaine" et dessinatrice.
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