Transcription:Chère maman, laisse ce n'est pas grave d'avoir cet humain devant la porte, sonne sinon ça (sa) le dérangerait. Annick
...Mais que s'est-il donc passé?
... Au milieu de la nuit, Ariane qui avait 7 ans quand elle entendit ce coup de sonnette, se lève et va ouvrir:
Un homme est debout devant la porte !
Elle réveille sa mère : "Maman ! Il y a un monsieur !" Les boules quiès de Mme Grimm l'ont empêché d'entendre ce coup de sonnette !
On imagine à quelle vitesse la pauvre endormie s'est précipitée vers la porte et l'a refermée au nez du Monsieur qui, la porte refermée, s'est endormi sur le paillasson - avec son bonnet pour avoir chaud !...
Le lendemain matin, Ariane émue, a invité sa chère maman à ne pas déranger "cet humain" endormi qui, en effet, put sereinement se reposer . C'était en l'an 1974....
Ouille! C'est une histoire vraie! Alors la maman d'Ariane qui souvent rentrait tard le soir de son travail prévint la chère enfant:
Ma chérie, n'ouvre à personne si on sonne à la porte, surtout quand je ne suis pas là! (affiche qui figurait dans toutes les pièces du petit appartement, y compris dans la salle de bain!)
Réflexion sentimentalo-cucu-La-Pratine que lançait avec des sanglots dans la voix ma tante Valentine quand nous allions nous promener en famille le dimanche dans la banlieue parisienne. Moi, j'avais 8 ans et je m'en souviens comme si c'était hier.
Voilà ma tante Valentine quand elle évoquait ce souvenir:
Ce souvenir?... Où était-ce?
A Robinson! Tout près de Paris! Pour nous qui appartenions à la classe ouvrière, c'était l'équivalent de la Côte d'Azur puisque nous n'avions de voiture.
C'était le temps où Jean Gabin chantait:
Quand on s'promène au bord de l'eau... quand tout est beau...
.....
Comme Valentine, quand j'entends Jean Gabin, j'ai moi aussi des sanglots dans la voix... (d'autant plus que je suis incapable de vous le faire entendre car je suis trop nulle) Gisèle
Amies-Amis-nautes, vous êtes nombreux à me demander où et comment se procurer le journal intime de ma chère enfant, Ariane Grimm:
Transcription: La Flambe, journal intime d'une jeune fille, Ariane Grimm, Belfond
- Publié en 1987 chez Belfond, ce livre sera re-publié prochainement chez un autre éditeur.
En attendant cette nouvelle publication, je vous communique le texte des premières pages du Journal d'Ariane Grimm telles qu'elles apparaissent dans un des nombreux livres qui parlent de cet important sujet:
Le Journal Intime, Histoire et anthologie
Ariane Grimm (1967-1985), 15 ans:
- Jeudi 18 février 1982
Ah! Enfin! j'y suis à ce beau cahier de mémoire Banana. Je jubile d'écrire enfin sur ses pe†i†es pages décorées.
Je suis plus sûre de moi en ce moment que si j'avais commencé Banana au plus tôt. Cela grâce à J.F. mais je sens que je vais arrêter cette thérapie au plus tôt /.../ D'ailleurs je réalise que je baratine des taratines et des tartines sur le Banana. L'inspiration me vient à flot. J'arrête pas d'écrire. Je fais le point sur the Banana; sur moi-même. /.../
Hé! Hé! Je suis satisfaite. Voici quelques pages que j'ai écrites comme ça avec beaucoup de conviction.
Enfin, Banana, je vais te quitter jusqu'au demain (suite des aventures avec Laurent au prochain épisode!).
(Inutile de dire que la citation des premières pages du "Cahier de mémoire 14 - Banana", 18 février 1982-14 juillet 1982, se poursuit sur plusieurs pages. Cependant, si l'on désire en savoir plus sur tout ce qu'Ariane Grimm a écrit dès l'âge de 7 ans et demi et jusqu'à sa mort (y compris les 17 cahiers de mémoire de la jeune diariste, cliquer sur:
/ www.arianegrimm.net /
Bonne lecture Amies-amis-nautes, à bientôt, Gisèle Grimm, mère d'Ariane-Annick.
Alors là, je peux vous le dire et vous le montrer!
-En 1936 : tous unis, les ouvriers appartenaient (à 95 pour cent) au Parti communiste:
- Hé! Il ne faut pas croire que les femmes ne travaillaient pas!
Ma mère travaillait. Vous la connaissez: elle était Infirmière à la Pitié-Salpétrière:
En 1936: Gràce à la grève: les travailleuses-travailleurs sont partis pour la première fois en vacances!
Il y avaient celles-ceux qui partaient en train avec leurs enfants:
Il y avaient celles-ceux qui partaient à bicyclette avec leur balluchon
Où allaient-elles-ils?
La plupart, allèrent à La Plage, où elles-ils virent La Mer pour la première fois de leur vie!
Il y avait aussi celles-ceux qui faisaient la "Grève sur le Tas", c'est-à-dire dans l'usine, sur leur lieu de travail, sans sortir de l'usine:
Moi Gisèle, enfant à l'époque, je les ai vus danser dans la rue Jeanne d'Arc où j'habitais
En effet, j'habitais près de cette Cité Jeanne d'Arc sur le même trottoir. Il paraît que les habitants jetaient leur pot de chambre par la fenêtre! OUF! je n'y suis jamais allée!
Sachez que cette Cité n'existe plus! La voici quand elle a été photographiée en cours de démolition:
quel massacre ! Ouf! disparue !
Et voici où j'habite actuellement, pas loin de cette cité qui a disparue et tout près du métro que je prenais à l'époque pour aller au travail; j'avais 18 ans jusqu'à 21 ans. (J'ai maintenant 96 ans. Vous imaginez qu'il m'en est arrivé des choses!):
-la rue des boulangers à Paris, 5eme arrondissement, près du PANTHÉON (métro Cardinal Lemoine ou Jussieu)
Chères-chers amies-amis-nautes, Si vous passez à Paris, n'hésitez pas à m'appeler et à passer chez moi, une tasse de thé (sans sucre!) vous attend!
TRANSCRIPTION: Mercredi 15 mai 1929. A ma chère petite Gisèle quand elle aura 15 ans. (...) (Sur la déchirure de la page gauche, ma mère avait collé une petite mèche de mes cheveux blonds... qui sont devenus noirs.)
- Philippe Lejeune n'avait dit: "Ecrire, c'est génétique"?
(Il l'a dit pour Ariane et sa grand-mère qui toutes deux ont écrit leur journal personnel, dit "Journal Intime"! Mais moi, Gisèle, je n'écris pas, Je transcris, voilà tout.)
Ma mère, Reine Juliette Jacquet, était infirmière:
Ma mère m'adorait! Elle a terminé son journal en présentant le Résumé des Principaux évènementsde ma vie:
Bravo chère Maman! Je constate que je suis née le 31 mars 1929 à 3h.10 du matin.Je pesais 6 livres,100gr.(...) J'ai été baptisée dans l'Eglise Notre-Dame de la Gare dans le 13ème arrondissement de Paris. A ma demande, j'ai reçu récemment mon Certificat de Baptème.
Et enfin, sans intérêt - je le reconnais -, j'ai été jeune fille à presque 12 ans.... Bref, celles-ceux que cela intéresse, plongez-vous dans ce précieux document, preuve de son amour pour moi.
Une rue du quartier où je suis née (1929):
La Cité Jeanne d'Arc, c'est là qu'habitaient les ouvriers de la Raffinerie Say (sucre). On disait méchamment qu'ils vidaient leur pot de chambre par la fenêtre!
Ce que ma mère n'a pas dit dans son Journal, c'est que je suis "Fille d'ouvrier", et croyez moi, en 1929, ce n'était pas seulement l'année de la naissance du cinéma parlant,c'était l'époque d'une grave crise économique avec le chômage:
Les files d'attente pour avoir du travail.
Ni ma mère, ni moi, ni mon père n'avons tendu la main. OUF! C'est juste une image pour faire joli!
Et j'en aurais encore beaucoup à dire! et comptez sur moi!
Bonne question! Hélas, l'âge venant, Gisèle, sa chère maman est depuis quelque temps attristée de ne pouvoir poursuivre ses petits articles sur O.B.!
Ouf! Voici ce qu'une/un inconnue-inconnu vient de lui envoyer:
"Madame Grimm, Suite à la lecture de votre blog, je me permets de vous adresser un petit message:
L’année dernière, dans le cadre d’un exposé pour mes études, j’avais lu le livre « Dire et faire l'amour »de Anne-Claire Rebreyend
dans lequel vous figurez avec vos parents avec une lettre de votre mère.
(Gisèle y figure en effet à l'âge de 3 mois: Une petite chose blanche posée sur des herbes vertes, entourée de son père et de sa mère)
"Madame Grimm, Par curiosité, j’ai alors cherché le nom de votre mère et c’est ainsi que j’ai trouvé votre blog. En découvrant votre histoire et celle de votre fille, j’ai été très très émue par tout l’amour dont vous lui faites preuve en entretenant sa mémoire depuis 2008. J’avais 20 ans et j’étais frappée par la proximité et la tendresse que j’ai ressenti en lisant les écrits de votre fille étant donné que j’écrivais également dans mon enfance (avec beaucoup moins d’assiduité et de rigueur qu’elle bien sûr). Récemment, j’ai repensé à vous deux et c’est avec plaisir que je vois que vous vous portez bien et que vous continuez à écrire.
Entretenir la mémoire d'Ariane, cliquez ci-dessous:
Gisèle, la mère d'Ariane, adorait les lapins quand elle était petite
Ariane, sa fille, aimait les chats!
Mais moi Gisèle, je ne les aimais pas!
Pourquoi donc ?!
Parce que, quand j'étais petite, je n'avais connu que les chats ABANDONNÉS que je rencontrais au Jardin des Plantes près de chez moi, et que ces chats mordaient et griffaient quand on s'approchait d'eux.
Allons bon!
Ben... Ils se vengeaient des salauds qui n'aimaient pas les chats et qui leur donnaient des coups de pied!
Tout ça pour vous dire que pendant la guerre (1940/1944), mes parents avaient adopté un LAPIN pour manger un peu de viande car on avait faim.
Ce lapin, je l'adorais! Mais la tendresse, il s'en fichait! J'avais beau le caresser, lui parler et même lui chanter des chansons, il restait indifférent à toutes mes attentions.
Alors, que ce passa-t-il?
Cette indifférence lui joua un mauvais tour. Comme il ne servait à rien, qu'il fallait chaque jour aller chercher de l'herbe à lapin de long du trottoir...
Un jour... ma mère qui avait été élevée à la campagne, décida qu'il était temps de s'en débarrasser et... elle le tua!...
Je ne vous étonnerais pas si je vous dis que malgré ma faim, quelques larmes tombèrent dans mon assiette quand ma chère maman apportera sur la table le merveilleux plat qu'elle avait cuisiné avec amour et qu'il était hors de question que j'honore!
Je suis la mère d'Ariane Grimm (nom de plume de Annick Martigny). Admirée des chercheurs (Philippe Lejeune, Claudine Krishnan, ce site sera suivi et elle vivra. ercheurs universitaires (Philippe Lejeune, Claudine Krishnan..) elle vivra grâce à ses écrits et ses dessins.
Nos chers animaux qui paraît-il, nous coûtent les yeux de la tête!
A 2 ans, Ariane avait rencontré sur la plage un brave chien qui, sans rechigner, accepta d'être son esclave:
Quelle joie! Pour s'amuser, elle mit ses doigts, ses mains et même son bras dans la bouche de la pauvre bête! Il acceptait tout en prenant des airs de martyr quand la petite fille montait à cheval sur son dos, le roulait par terre, se couchait sur lui, et l'obligeait à courir en tirant sur son collier.
Hélas, il a bien fallu les séparer! C'est à ce moment là que le brave Toutou montra les dents. Grognon, il refusa qu'on lui enlève sa petite amie! Le maître du chien dut intervenir.
Puis bien sûr, Ariane grandit.
A 16 ans, elle rencontra un autre chien:
Hélas, ce chien que pourtant Annick adorait, subit un jour (plusieurs jours!) la mauvaise humeur de la jeune fille contre lui, pauvre bête! Pourquoi donc?!
Voici l'explication qu'en a donnée Ariane:
"Pendant les vacances,,, comme mon père n'arrêtait pas de m'engueuler, je la battais à mon tour exprimer ma colère. Et puis après, j'avais le coeur gros. Je m'en voulais horriblement et j'allais la caresser. Mais elle comprenait pas Lili! Elle croit juste que c'est comme ça. Elle ne connaît pas l'excuse ma fifille."
Qu'en dirait Brigitte Bardot, défenseuse de nos amies les bêtes? Par exemple: L'amusante Milune
Mon grand-père, puis mon père, ont participé à cette guerre, et ma mère m'en a parlé. En 1918, elle était infirmière aux Invalides et s'occupait des blessés qui arrivaient du front "pleins de boue, pleins de poux".
Le cabinet de lecture de nos poilus
Correspondance des Armées de la république
- carte en franchise -
Adresse: M. Paul Klavatz (Signature de mon père)
Modèle Aipour les troupes en opérations.
Les militaires aux Armées ne doivent pas porter leur adresse sur les cartes postales qu'ils expédient à découvert. Ils se bornent à les signer. Ils ne peuvent donner leur adresse à leurs correspondants que sous enveloppe close.
Souscrivez à l'Emprunt de la Libération (Z)
Lettre de mon père à son père (mon grand-père) Hongrie ce 20 août 1918
Cette lettre doit être remise au vaguemestre. Elle ne doit porter aucune indication du lieu d'envoi ni aucun renseignement sur les opérations militaires passées ou futures. S'il en était autrement, elle ne serait pas transmise.
Comment ne pas parler de son cher enfant quand on veut qu'elle vive? Gisèle Grimm, sa mère a créé ce site de tout ce qu'Annick a chanté, dessiné, écrit, aimé...
Un jour, quand elle avait 10 ans, Ariane raconta, sans souci de l'orthographe, une histoire que sa mère lui avait lu quand elle avait trois ans. C'était l'histoire d'une méchante Reine:
Transcription: 1. Il était une fois une très méchante sorcière qui avait qu’une idée, c’était d’être la plus belle du monde. Elle avait un miroir magique et à midi elle demanda à son miroir magique :« Qui est la plus belle du monde ? » et son miroir magique dit : « Personne est plus belle que vous », mais un jour une très belle et gentille fille nésa.
A midi la méchante reine dit à son miroir magique : « Qui est la plus belle du monde ? », le miroir magique disè : «Tu n’es pas la plus belle du monde ».
La méchante reine se mit à rougir, alors elle devint très laide par rapport à tout le monde, elle était tellement laide qu’elle mourut.
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Description : Je suis la mère d'Ariane Grimm (1967-1985), dont vous voyez ici la photo. Ariane est une jeune diariste qui a beaucoup écrit et dessiné dès l’âge de sept ans et demi… et jusqu’à dix-huit ans. Après sa disparition dans un accident de moto, j’ai fait publier les dernières pages de son journal chez Belfond (1987), puis « j’ai lu » (1988), et je publie ici ce qu’elle avait précieusement « archivé » et qu’elle appelait ses «œuvres": des pages de son journal que je présente en liaison avec l'actualité, ses histoires inventées ou... qui se sont réellement passées, ses bandes dessinées, ses conseils donnés dans un "livre de potions"... Vous trouverez aussi toutes les actualités concernant cette petite fille "écrivaine" et dessinatrice.